2009 La Pastorale




Elle a le caractère un peu incontournable des traditions. Donnée chaque année avant chaque Noël, la pastorale du Pays Gavot est depuis seize ans un rendez-vous familial qui compte à l'approche de Noël.
 

« On a commencé par proposer des crèches vivantes avant la messe de minuit à Saint-Roch et à la cathédrale. Puis on s'est mis à la pastorale. D'abord avec des choses simples puis au fur et à mesure on a écrit une histoire », explique Raymonde Eynaud, présidente du Pays Gavot. Qui résume : « La pastorale, c'est l'annonce du bien qui triomphe du mal. Elle donne lieu à une véritable peinture de mœurs. »

La pastorale de Noël, où qu'elle se fasse en Provence, c'est aussi un fort ancrage local. Preuve en est, encore cette année, avec la représentation du Pays Gavot : sur le thème "Du relais de diligence à la Palestine"

Une écriture de scénario qui se fait à plusieurs, en équipe. « Il y a des récits classiques de Provence. Mais il existe aussi une tradition ici, avec des poèmes haut-alpins écrits pour Noël. » Et la présidente du Pays Gavot de citer en exemple deux récits « particulièrement marquants » à Ancelle et Sigottier, ou ceux de Germaine Watton de Ferry pour Barcelonnette et pour les vallées gapençaises.

 

Cette année, l'histoire prévoyait une quarantaine de rôles, partagés - « en fonction de la personnalité de chacun » - entre des adultes mais aussi quelques enfants. Textes et chants sont en français et en provençal alpin. « Certains tiennent à garder leur rôle », sourit Raymonde Eynaud. Et tous ont le texte deux mois avant.

« Chacun apprend son rôle, de son côté ou par petits groupes. » Suivent quatre ou cinq répétitions, avant la représentation, unique cette année. Une représentation de près de deux heures. « Au début, on voit la vie dans le relais : les gens qui préparent les colis, la diligence qui s'en va. Ensuite, et comme toujours, ce sont les bergers qui viennent annoncer la naissance de l'enfant Jésus. Et ça se termine, comme toujours aussi, par le départ vers Bethléem, où les pastres sont toujours les premiers. »Moutons et âne sont là aussi, personnages à part entière. Quoique parfois moins dociles...